octobre 2009  
 

 
 
Bienvenue chers Clients !

L’environnement actuel invite aux restrictions budgétaires. Plus que jamais la gestion des charges s’avère être un critère essentiel dans la gestion d’une PME.
Une majorité de PME a déjà commencé à insuffler de nouveaux changements, tels qu’utiliser un éclairage moins consommateur d’énergie, l’arrêt automatisé des équipements aux heures non travaillées.
Dans ce contexte, il nous a paru important d’analyser quelques pistes pour optimiser cette gestion. Sachez faire le bon arbitrage Capex – Opex, tenir compte de l’environnement fiscal et légal, vous adapter à l’évolution des modèles économiques… Maîtrisez vos dépenses ! Sage vous y accompagne. Bonne lecture.
 
   
 
 

La gestion optimisée des charges :
un avantage concurrentiel

 
 
     
 

En période difficile, il faut redoubler d’attention sur sa gestion des charges de production et d’exploitation. Quatre pistes s’offrent aujourd’hui pour cette optimisation : l’analyse structurelle des charges, la grille Capex – Opex des Anglo-saxons, l’analyse comparative achat – location, et enfin, la bonne utilisation de l’environnement légal.

1/ Une analyse structurelle
L’objectif global est simple : construire une structure de charges qui permette d’être concurrentiel. Ce travail peut s’effectuer sur les dépenses actuelles : il faut alors décomposer toutes ses dépenses par ligne, de manière la plus détaillée possible et ensuite les réaffecter au bon poste. Le calcul est complexe mais le résultat est à la hauteur de l’effort. Il permet d’obtenir des comptes clarifiés et une meilleure gestion prévisionnelle. Mais il s’applique aussi aux dépenses futures auxquelles la lecture Capex-Opex ou achat-location donne souvent un éclairage différent.

2/ La grille Capex – Opex
Les Anglo-saxons utilisent en effet de plus en plus la distinction Capex (capital expenditure ou dépenses d’investissement) et Opex (operational expenditure ou dépenses de fonctionnement, d’exploitation*). L’achat d’un photocopieur, c’est du Capex mais l’achat de ses cartouches d’encre (rapidement plus chères que la machine), c’est de l’Opex. Exemple bien connu mais parfois les choix sont plus délicats, notamment sur les actifs immatériels. Rien d’étonnant donc à ce que ce sujet se retrouve sous les feux de l’actualité.

En effet, comme le montre une étude récente du CXP : « Opex versus Capex : vers la décapitalisation de l'informatique ? », le sujet est au cœur des préoccupations des directions informatiques avec notamment l’attention portée au SaaS1 (Software as a service) et par l’apparition du Cloud Computing2, à propos des équipements informatiques. Par exemple : est-il plus économique d’acheter des serveurs et des équipements de stockage pour constituer son propre centre de données (jouer le Capex) ou de payer à l’utilisation un ensemble de services « cloud » d’hébergement, de stockage… (choisir l’Opex) ?

3/ Achat ou location ?
C’est une des questions clés qui se pose au moment d’un investissement structurel. Comment financer un équipement ? En général, si on compare le coût d'achat au coût d'une location sur 36 mois, la location est plus onéreuse. Mais si on intègre les dépenses induites ou indirectes liées à son utilisation (occupation d'une salle, électricité, climatisation, gestion de l'équipement, gestion de son renouvellement…), alors les résultats ne sont plus du tout les mêmes.

C’est pourquoi, en informatique, une des notions utilisées depuis longtemps est celle du TCO (total cost of ownership) qui permet de définir avec précision le coût total de possession d’un matériel sur toute sa durée de vie, en incluant notamment les prestations payées et les frais annexes. Le coût réel d’un PC sur 3 ans peut valoir jusqu’à 5 fois sa valeur d’achat. Le TCO enrichit le choix entre achat et location et donne un bon critère de comparaison entre des équipements concurrents.

4/ Tenir compte de l’environnement légal
Quand un choix est possible sur le mode de financement, il ne faudra pas négliger l’impact fiscal : pour un même bien, l’achat  peut être partiellement défiscalisé mais pas la location. De même, les entreprises qui ont de forts engagements R&D ont tout intérêt à détailler les modalités du crédit impôt recherche (CIR) qui ont été largement étendues début 2008, allant jusqu’à une restitution du CIR possible depuis début 2009.

Mais l’environnement fiscal et légal n’est qu’une donnée à laquelle il faut s’adapter, il ne s’agit pas d’en faire une stratégie car il est trop évolutif.

Dernier domaine à étudier en détail, surtout en ce moment : les économies d’énergie et le développement durable. Les investissements ou dépenses dans ces deux secteurs profitent actuellement de nombreuses dispositions d’allégement financier et fiscal. Et cela risque de durer un certain temps !

Les conseils de Christian Lourdeau, expert comptable
Chaque entreprise doit se comparer aux autres, connaître les bons ratios par type de charge et par secteur d’activité pour construire une structure de charges compétitive.

Trois exemples illustrent ce propos : Si j’ouvre un commerce et que mon loyer représente 40% de mon chiffre d’affaires, je ne m’en sortirai pas. Si la productivité de mon personnel me donne une contribution de 10 alors que celle de mes concurrents est de 20, je ne serai pas compétitif. Si je m’installe dans une zone franche pour baisser mes charges mais que, par ailleurs, j’ai une marge faible, l’économie ne sera pas suffisante.

On peut donc en conclure que les outils informatiques sont fondamentaux dans ce cadre, car ils permettent de faire des simulations, de construire des modèles et des systèmes d’aide à la décision.

*exemples d’Opex : rémunération des salariés, loyer, électricité, eau, téléphone.

1 SaaS est un modèle de livraison de solution où l’éditeur/constructeur fournit des moyens et où le fournisseur de service propose (généralement dans le cadre d'un abonnement récurrent) la fonctionnalité intégrée et managée à ses clients qui l’utiliseront. Les clients ne payent pas pour posséder le logiciel en lui-même mais plutôt pour l’utiliser. Il s’agit donc de la livraison packagée de moyens, de services et d'expertise qui permettent aux entreprises d'externaliser intégralement un aspect de leur système d'information (messagerie, sécurité...) et de l'assimiler à un coût de fonctionnement plutôt qu'à un investissement.

2 Le "cloud computing", littéralement "l'informatique dans les nuages", consiste pour les entreprises à externaliser les ressources numériques qu'elles stockent. Ces ressources - serveurs offrant des capacités de calcul, du stockage, logiciels de messagerie électronique, de paie - sont mises à disposition par des sociétés tierces et accessibles, grâce à un système d'identification, via un PC et une connexion

 
   
 

LA PAROLE DE L'INSTITUT SAGE
Partage d'expériences

 
 
     
 

Interview d'Olivier Julienne, PDG de Print Express, société d’impression rapide réservée aux professionnels des arts graphiques et de la communication créée en 2005.

Dans votre entreprise, quelles sont les principales dépenses d’Opex et de Capex et quelles sont leur part respective dans vos charges ?
Olivier Julienne : En tant qu’imprimeur en ligne nous disposons à la fois d’un site industriel (imprimerie) et d’un site marchand (site Internet). De fait en matière capitalistique, notre développement s’articule aussi bien autour du site internet que de l’investissement dans les machines de l’imprimerie. Par conséquent, pour un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros, nous consacrons 35 000 euros dans le développement de logiciels et 125 000 euros dans nos machines (Capex).

Est-ce que le contexte actuel de restrictions budgétaires a changé la manière dont vous avez réalisé vos investissements ?
Olivier Julienne : À l’évidence, nous avons été contraints de changer notre répartition des dépenses. L’accès au financement est devenu beaucoup plus difficile dans le contexte actuel : les banques n’ayant plus autant de liquidités, les prêts se raréfient et les investissements s’affaiblissent. C’est pourquoi nous misons sur l’opérationnel (Opex). Par ailleurs, notre politique de développement privilégie davantage des actions permanentes vers la clientèle et les produits. La publicité et la promotion prennent le pas sur le ré-investissement.

L’informatique est un bon exemple de l’évolution de l’allocation Capex / Opex : avez-vous modifié votre approche en la matière ?
Olivier Julienne : Il y a une évolution certaine. Avec le développement du web, nous avons pu constater que l’activité Internet générait peu de frais en comparaison des dépenses de fonctionnement traditionnelles. L’orientation même du marché privilégie davantage les dépenses de fonctionnement plutôt que les dépenses d’investissement.

Consultez le site Internet de Print Express >>

 

 
 
 

Jean-Yves Troy, Directeur des opérations et Michel Wilmet, Directeur comptable et financier, Première Urgence
Suivre ses dépenses : une première nécessité

 
«Faire des simulations à fin de projet pour déterminer si nous sommes dans les limites du budget ou bien si nous allons le dépasser ou bien si nous sommes en sous-consommation. C'est évidemment pour Première Urgence une question stratégique»
 

 
 
 
   
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Sage, votre partenaire EBICS et SEPA

La fin annoncée des protocoles ETEBAC et l’avènement du SEPA ouvrent la voie au nouveau protocole EBICS.

Avec l’arrivée du SEPA (Single Euro Payments Area - Espace unique de paiements en Euros), une nouvelle gamme unique de moyens de paiement (virement SCT : SEPA Credit Transfer, prélèvement SDD : SEPA Direct Debit) s’impose à 31 pays d’Europe. Les bénéfices du SEPA pour les entreprises sont multiples ; ce format unique d’échanges permettra non seulement d’émettre des règlements au niveau national ou international dans la zone SEPA au même tarif. Il facilitera aussi les rapprochements comptables grâce à sa zone de commentaires dans laquelle des références de factures pourront par exemple être insérées.

En parallèle de l’avènement du SEPA, la fin des protocoles d’échanges banques - entreprises ETEBAC 3 et 5 est annoncée pour fin 2011. En vue de les remplacer, le CFONB (Comité Français d’Organisation et de Normalisation Bancaire) a retenu en novembre 2008 le protocole EBICS, déjà utilisé en Allemagne depuis début 2008.
Outre le fait que ce nouveau standard de communication EBICS permet de véhiculer le format SEPA, il présente l’avantage de reposer sur une architecture Internet IP (Internet Protocol). Son implémentation auprès des entreprises sera facilitée : un simple accès Internet suffira.

L’enjeu de cette migration ETEBAC vers EBICS est important pour Sage : sur les 90 000 entreprises françaises utilisant le protocole ETEBAC, 45 000 sont utilisatrices de solutions Sage.
Pour vous accompagner dans cette démarche, Sage vous informe de la disponibilité des versions compatibles EBICS sur l'ensemble de son offre (gestion comptable, gestion de trésorerie et de télécommunication bancaire) pour fin Novembre 2009.

Pour en savoir plus >>

 
   
   
 
 

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N°1 - février 2009
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